B - De la fin du Moyen-Âge au début du XIXème siècle : des orangers et des palmiers ... et toujours la campagne !
Puis on ouvrit les remparts et la ville descendit un peu plus bas, contenue par une 3ème enceinte et cela dura encore longtemps. Entre temps le château fut démantelé (XVIIème siècle).
Entre le boulevard des Iles d’Or (aujourd’hui avenue Riondet) et l’actuelle rue Victor Basch s’étendait un vaste espace d’orangers et de palmiers. Au sud les jardins des Iles d’Or et les jardins Beauregard. A l’ouest une campagne agricole.
Au début du XIXème siècle les choses n’ont pas vraiment changé, comme le montre le cadastre napoléonien datant de 1828. C’est ce gros travail de recensement qui va préparer la spéculation foncière du second Empire[1].

La ville d’Hyères est appréciée pour son climat et devient une destination pour les hivernants dès la fin du XVIIIème siècle, mode lancée par l’aristocratie anglaise. Déjà vers 1760 la noblesse s’installait à la campagne en construisant des villas dans les terres ; mais c’est à partir des années 1830 qu’Hyères prend vraiment son essor.
[1] Deux siècles d’histoire d’un paysage entre terre et mer, Hyères de 1748 à nos jours, Odile Jacquemin, éditions Mémoire à lire Territoire à l’écoute, 2012
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