Le déclin de l’activité touristique hivernale s’amorce dès les années 1900. Les orangers ont déjà quasi disparu depuis 1840, victimes d’une maladie. Les hôtels agonisent dès 1920, désaffectés par les britanniques, subissant les conséquences de la guerre sur l’économie.
L’illustration la plus criante pour notre quartier est la disparition du magnifique Hôtel Continental qui dominait la ville de son architecture imposante. Conçu en 1881 par Chapoulard rue Victor Basch, il devint une annexe de la Croix Rouge en 1939 puis fut réquisitionné en 1943. Au sortir de la guerre il fut un centre de repos pour troupes coloniales puis a été racheté par l’Armée de Terre pour devenir une Maison Familiale des Armées. Complètement rasé et reconstruit en 1979[1], il appartient aujourd’hui à l’IGESA. S’il a gardé sa vocation hôtelière première, le bâtiment a perdu de son charme et de son prestige. Bloc de béton à l’architecture moderne, il cherche à se faire discret dans le paysage.


Avant… après ! Hier et Aujourd’hui – Ville d’Hyères – Service des Archives – V

IGESA côté sud - photo BdP
[1] Vie et mort des grands hôtels de luxe à Hyères, station d’hivernants, des années 1850 aux années 1950, Charles Amic
Lien vers les archives départementales
Article suivant : 19 - L'entre-deux-guerres Retour à l'index des pages